En fonction du référentiel que l’on adopte, il peut être nécessaire de réfléchir à notre communication consciente et non consciente en tant que soignant.
Conviction du soignant et expérience personnelle
Cela va sembler évident mais en fait pas tant que cela : il faut d’abord être convaincu soi-même des bienfaits des soins que l’on veut prodiguer aux autres. À mon sens, l’expérience personnelle est la seule qui puisse ancrer dans la mémoire du thérapeute l’intérêt de se faire soigner par les moyens qu’il va utiliser. Il faut au moins une fois avoir été tiré d’affaire par un confrère pour un problème de santé pour revendiquer le droit de l’appliquer sur les autres. L’expérience vécue aura alors toute sa place dans la relation créée entre le thérapeute et son patient, sinon cela resterait juste une vue de l’esprit et non du corps.
Conviction du patient
Le patient, ensuite, devra être convaincu que vous pouvez l’aider face aux difficultés rencontrées. Même le plus sceptique, s’il prend volontairement rendez-vous avec vous, est prêt à expérimenter pour sa santé une pratique différente jusqu’alors inconnue. La rencontre d’une double conviction se fera alors entre celui qui pense pouvoir aider, car il a déjà été dans la position de patient, et celui qui pense que son thérapeute pourra l’aider et est prêt, pour cela, à s’abandonner au soin.
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