Pour se laisser faire par un praticien, que cela soit par le toucher, les ventouses, les aiguilles ou le guasha, il faut lui accorder sa confiance.
La confiance est un accord
Cet accord, comme les notes que l’on joue ensemble pour produire un son riche, ne peut se baser sur des données scientifiques car la confiance ne peut être « prouvée », elle ne peut être que vécue et donc éprouvée.
Le lâcher-prise en séance
C’est frappant comme en cabinet, les gens les plus anxieux, avec des troubles du sommeil dus à de l’hyper-vigilance, réveillés au moindre bruit, arrivent à sombrer dans un état second. Et pourtant, il y a du passage dans la salle d’attente, des bruits de sonnette, des bébés qui pleurent et surtout des portes qui ne sont pas fermées à clef, ce qui au domicile, est une condition indispensable au relâchement de la vigilance. Il y a actuellement un déficit de confiance dans les institutions, dans la médecine, dans les politiques… Alors d’où vient cette confiance retrouvée pendant le moment du soin ? Elle vient du patient lui-même, car c’est en lui qu’il a confiance, en sa capacité à bien réagir quels que soient les évènements imprévus.
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