La vision chinoise du corps est une vision systémique. les différents organes et entrailles qui nous constituent doivent travailler ensemble avec des rôles attribués à l’avance . C’est de la synergie de travail entre les différentes parties qu’émergera la vie . La qualité de cette vie sera donc dépendante de l’état des organes eux-mêmes ainsi que de leur capacité à se mettre en relation entre eux. Ensuite l’organisme se nourrira de cette action générée pour améliorer sa vitalité et grandir en tant qu’être vivant même si le temps et le vieillissement diminuent les capacités potentielles de chacun, si la communication est optimisée , l’efficacité vitale sera améliorée. Il en est de même pour nos groupes d’étudiants. Chaque promotion est un corps constitué , chaque étudiant en est une partie même si ce corps se forme et se sépare à chaque séminaire, plus les années passent , plus les liens se resserrent ou , s’ils n’ont pas pu être créés petit à petit , l’absence de lien entre les élèves crée un organisme plus ou moins dysfonctionnel. Après des dizaines d’année d’enseignement, j’ai pu observer que la la condition nécessaire au bon fonctionnement de ce corps collectif est la camaraderie ! Celle-ci crée l’envie de se retrouver et de travailler pendant les cinq années d’études. En l’absence de cette camaraderie , le corps présente un scénario sans joie. Dans ce scénario optimal, le coeur y a un rôle majeur à jouer , il incarne à lui seul l’esprit du groupe . En son absence, tout est plus difficile. Adhérer au collectif peut se faire spontanément mais parfois , il y a pour les participants et les enseignants une certaine énergie à déployer afin de le créer. La joie, mouvement du coeur émergera dans les moments de détente , repas collectifs , retrouvailles qui créeront du lien au sein du groupe .
image hbieser @pixabay
